La Journée internationale des droits des femmes est célébrée le 8 mars et trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en
Europe et aux États-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer
une journée pour les droits des femmes.
Les Jeunes Démocrates tiennent à soutenir cette cause.
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Le saviez-vous ?
Les femmes n'ont pu exercer une activité professionnelle sans le consentement
de leur époux qu'en 1965 !
En 1974, est reconnu le principe de rémunération égale entre hommes et femmes pour des travaux égaux.
Puis, en 2006, la loi sur l'égalité salariale est adoptée.
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Portrait de Sabrina ASSAYAG, trésorière des Jeunes démocrates et conseillère municipale des Pavillons-sous-Bois (93):
Je m'appelle Sabrina ASSAYAG, j'ai 31 ans, je suis conseillère municipale des Pavillons-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, membre du bureau départemental et Trésorière
nationale des Jeunes démocrates.
J'ai pu me rendre compte pour la première fois, lorsque j'ai été désignée comme tête de liste aux élections municipales, à quel point il est difficile pour une femme de se lancer dans
l'arène politique. Les soupçons d'incompétence, de dilettantisme vont bon train. Les trois autres listes étaient menées par des hommes. J'ai pu ouvrir les yeux sur le milieu de la politique,
composé exclusivement d'hommes blancs entre 45 et 65 ans. S'introduire dans un milieu d'hommes, leur chasse gardée, est vécu comme une sorte de trahison et de défiance contre leur personne.
Il y a encore énormément de chemin à parcourir pour obtenir une réelle égalité politique.
Pour toutes les femmes qui veulent s'engager en politique, je peux simplement leur conseiller de foncer, de ne jamais écouter les personnes prêtes à les en
dissuader par des "mais que viens-tu faire dans ce milieu ? Ce n'est pas pour toi et tu as mieux à faire" et de croire en leur bonne étoile.
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Le saviez-vous ?
Ce n'est qu'en 1944 que les femmes
françaises obtiennent le droit de vote et l'éligibilité.
56 ans plus tard est adoptée la Loi relative à l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électifs.
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Un peu d’Histoire… Femmes et Politique
En France, la citoyenneté politique a été concédée aux
femmes bien plus tard que dans la plupart des autres pays d’Europe. Alors que la Finlande leur accorde le droit de vote en 1906, l’Allemagne en 1919, la Turquie en 1934, il faut attendre
l’ordonnance du 21 avril 1944 pour que la France déclare les femmes « électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». La raison de ce retard s’explique par le fait
que les radicaux-socialistes craignaient un vote féminin sous influence cléricale et prônaient l’exclusion des femmes de la sphère politique, telle que consacrée par la Révolution
française.
Soixante ans après l’obtention par les femmes des
droits de vote et d’éligibilité, un double bilan, contrasté, peut être établi. Si le droit de vote est en effet pleinement exercé, l’éligibilité demeure encore, pour une large part, hors de
portée.
Jusqu’à la fin des années 1960, les électrices se sont
montrées plus abstentionnistes et plus conservatrices que les électeurs, le temps peut-être « d’apprendre » à utiliser leurs nouveaux droits. Pendant les années 1970, les différences se
réduisent entre les deux électorats : les femmes se rendent aux urnes autant que les hommes. De plus, le vote féminin apparaît moins conservateur comme en témoigne les 49% de femmes ayant
voté pour François Mitterrand au second tour en 1981.
On ne peut noter une évolution du même ordre pour ce
qui concerne l’exercice du droit d’éligibilité. En effet, si le nombre des élues est faible dans les années qui suivent la Libération (7% à l’Assemblée nationale en 1946), il ne progresse pas
dans les décennies qui suivent au point qu’en 1988 on compte 5,7% de femmes au Palais Bourbon. La France figure à cet égard à l’avant-dernier rang de l’Europe, juste avant la Grèce, et loin
derrière la Finlande qui frôle les 40% de femmes dans son Parlement. A l’évidence, les Françaises, comme d’autres Européennes du Sud, ont souffert de l’emprise d’une culture catholique qui se
montre moins disposée que la culture protestante à laisser les femmes exercer d’autres rôles que ceux de mères et d’épouses. Par ailleurs, elles occupent moins souvent que les hommes les postes
professionnels qui permettent d’exercer une activité politique (20% de femmes à l’ENA, 29% parmi les cadres et les professions intellectuelles supérieures). Enfin, en raison de leur éducation (ou
de leurs caractéristiques propres ?), elles sont moins bien préparées que les hommes à livrer la guerre, activité majeure de quiconque vise un mandat. Mais l’essentiel des obstacles posés
sur le chemin qui conduit à l’élection provient des partis eux-mêmes, fiefs masculins qui admettent plus facilement les femmes comme militantes que comme responsables, a fortiori comme candidates
en position éligible.
Mais des facteurs d’évolution sont apparus dans la
période récente. Après bien des débats, l’article 3 et l’article 4 de la Constitution sont modifiés à l'issue de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles, le 28 juin 1999. Il est précisé
que « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ». Une loi mettant en œuvre le principe de parité est promulguée en
2000. Elle prévoit des contraintes différentes selon le type d’élection. Pour les européennes et les sénatoriales à la proportionnelle, la parité alternée (une femme / un homme ou un homme / une
femme du début à la fin de la liste) est requise. Pour les régionales et pour les municipales dans les communes de 3500 habitants et plus, c’est la parité par tranche de six qui a été
retenue : pour chaque bloc de six candidats, il doit y avoir trois hommes et trois femmes. Pour les élections législatives, les partis doivent présenter 50% de candidates sous peine de subir
des pertes financières (pour non respect de la loi lors des législatives de 2007, l’UMP a écopé d’une amende de 4 millions d’euros, le PS de 1,6 millions d’euros et l’UDF-MODEM n’est pas en reste
avec plusieurs centaines de milliers d’euros d’amende). Depuis 2007, 18,5% des Parlementaires sont des femmes, taux qui reste assez loin de la « masse critique » à atteindre (30%)
selon les standards européens. Malheureusement, certains partis comme l’UMP, ont préféré renoncer à une partie du financement public plutôt que de présenter des femmes.
François BOURGUIGNON
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Le saviez-vous ?
La loi Neuwirth autorisant la contraception est adoptée en 1967.
Non sans mal, Simone Veil fera autoriser et rembourser l'avortement par la Sécurité sociale en 1974.
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Portrait de Margaux GANDELON, vice-présidente des Jeunes démocrates et conseillère municipale de Chambourcy (78):
Il y a 3 ans et demi,
juste après le retentissant NON Français au referendum sur le traité constitutionnel j'ai pris ma carte et j'ai commencé à militer dans notre famille politique. J'avais alors dix-huit ans et je
voulais faire quelque chose de signifiant pour la société, ne pas seulement voter tous les ans mais participer pleinement au processus démocratique, ne pas me contenter de penser que la politique
française devait changer mais tenter de la faire évoluer, de l'intérieur.
Aujourd'hui, au Mouvement Démocrate, à 22 ans, étudiante en sciences politiques et conseillère municipale de Chambourcy (Yvelines) mes motivations
d'origines sont renforcées par l'expérience des partis politiques. Je ne me suis pas engagée en politique pour défendre particulièrement des droits des femmes ou leurs conditions, en revanche les
défis qu'une femme peut affronter dans la vie politique, même dans un parti aussi peu sexiste que le MoDem, ont renforcé ma conviction en faveur de la parité.
Les femmes sont la moitié du monde, et même en France un peu plus de la moitié des électeurs. Le manque de femmes dans les partis politiques est cruel. Je pense que
les femmes apportent dans un certain nombre de domaines une expérience de vie différente de celles des hommes et dont nous avons besoin pour construire une société vraiment égalitaire.
Nous ne sommes pas assez nombreuses aujourd'hui dans les partis politiques pour apporter toutes les réponses politiques contrastées dont notre monde a besoin.
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Le saviez-vous ?
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