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Politique intérieure

Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 17:31


Monsieur le Ministre de l'Education nationale,



dans le cadre d'une réforme des lycées que vous avez présentée le jeudi 3 décembre devant le Conseil supérieur de l'Education, vous avez proposé de rendre optionnel le cours d'Histoire-Géographie pour les classes de Terminale S. Nous entendons bien votre justification de cette "réforme" qui vise selon vous à rééquilibrer les différentes séries (S, L, ES), rendre l'orientation plus progressive, pouvoir changer de filière plus facilement, personnaliser l'accompagnement de tous les lycéens.


Pourtant, le sort que vous réservez au cours d'Histoire-Géographie en Terminale S nous semble prendre le contre-pied de la nécessaire réforme du lycée et précipiter nos lycéens et futurs citoyens dans une pure logique utilitariste de l'éducation. Nous considérons que l'Ecole est le lieu où tout se joue et où toutes les promesses pour notre pays peuvent mûrir, surtout à une époque où la mondialisation met en doute les fondements, en particulier culturels, de notre société.


De la qualité de notre enseignement aujourd'hui dépendra notre société de demain.

C'est pourquoi le niveau d'exigence que nous portons pour notre système éducatif doit être le plus haut possible, tant en termes de préparation au monde professionnel que de formation générale, culturelle et personnelle destinée à conduire nos lycéens vers l'âge adulte.

De cet enseignement dépendront nos citoyens de demain.

Vous préférez insister sur la nécessité de se consacrer en Terminale à sa spécialité et à la préparation aux études supérieures. Avez-vous seulement songé au fait que l'enseignement supérieur, quel qu'il soit, exige des étudiants la capacité de se situer dans le temps et l'espace, de questionner le passé pour se forger un jugement ? L'Histoire-Géographie consacre cette distance et cette analyse.

De cet enseignement dépendra la capacité de nos étudiants à réfléchir par eux-mêmes.


A des têtes bien pleines nous préférons des têtes bien faites.



C'est pourquoi nous nous joignons à l'appel rédigé par d'illustres intellectuels et historiens pour vous demander, Monsieur le Ministre, de conserver le cours d'Histoire-Géographie dans son caractère obligatoire et de renforcer, comme vous les proposez, les dotations horaires de cette matière dès la classe de première.


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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 22:48



Depuis le 8 octobre dernier, les Français ont malheureusement redécouvert la réalité du mot « népotisme » qui consiste en un abus de pouvoir de la part d’un responsable en place usant de ses prérogatives en faveur de sa famille.

 

En effet, Jean Sarkozy, âgé de 23 ans, titulaire du baccalauréat et sans réelle expérience professionnelle , a tenté de faire croire à l’opinion publique que sa candidature à la Présidence de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense (EPAD) dont le budget annuel s’élève à 115 millions d’euros, était légitime et reposait sur sa seule compétence. Durant deux semaines, nos concitoyens et les journalistes français et étrangers ont pu assister à une vaste opération de communication en faveur du fils du Président minutieusement préparée depuis l’été par le publicitaire de l’UMP, Christophe Lambert, et portée à bout de bras ces derniers jours par les caciques de la majorité présidentielle.

 

Cette affaire n’a trompé personne : une grande partie des Français ainsi que l’ensemble de la presse étrangère y a vu le signe d’une démocratie décrédibilisée et foulée aux pieds dans ses fondements républicains par un pouvoir se transformant peu à peu en caste. L’affaire Jean Sarkozy n’est qu’un épisode de la saga élyséenne qui nous submerge quotidiennement de couacs, de rebondissements et autres effets d’annonce dont le seul but vise à saturer les médias.

 

 

Nous, Jeunes Démocrates de Moselle, souhaitons plus que jamais poursuivre notre engagement au service d’une vie politique française moderne et irréprochable où le mérite prime la connivence et où les débats engagent avant tout nos concitoyens et leur avenir.


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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 13:35

7

7 Juin 2009, défaite retentissante pour la République Française : 59% d’abstention aux élections européennes. Ladémocratie s’indigne, tous partis confondus. Certains en camouflant leur indignation derrière le masque de la victoire avec 29 parlementaires envoyés pour le PPE. D’autres derrière leurs larmes versées pour les 14 rescapés envoyés aux PSE. Et, nous l’Europe, qui voulions former une démocratie exigeante avec des élus exemplaires et des citoyens responsables, voyons l’ancre de la désillusion tremper dans le port du parti. Il est aisé de triturer la question dans tous les sens, « pourquoi le citoyen tourne le dos à l’Europe ? ». Mais nous voilà bredouilles et sans réponse.

 

Aujourd’hui, les médias font jour sur un sentiment diffus qui traverse de part en part la population. La défiance. C’est un camouflet déposé avec délicatesse sur la joue de Brice Hortefeux, ministre incapable de maîtriser sa parole alors qu’il prétend administrer son Etat. C’est une déflagration soufflant sur le parti socialiste où les élections sont estampillées par la marque indélébile de la fraude. Les éléphants roses sont entrés dans l’ère d’un safari où les coupeurs de tête médiatique sont habiles et les valets de l’Elysée sont sortis de l’état de grâce où le PS avait le monopole de la bourde.

Comment croire alors, à ce modèle démocrate que l’Europe nous propose ? A cet exemple de modestie, où les effets de manche se dissipent au profit d’une capacité des eurodéputés à travailler main dans la main ? Quotidiennement, nos représentants nous prouvent que leur engagement n'est pas fondé dans le respect de leurs électeurs. Comment espérer voir avenir ce rêve où la participation et l'intéressement se substitueraient à l'indifférence et l'indignation ? Des citoyens responsables, c'est à dire acteurs des choix politiques qui les entourent, ne naîtront que sur les cendres de telles affaires. 

 

Espérons que de nouvelles générations engagées, de citoyens et d'élus, permettront bientôt à la politique de faire peau neuve.

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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 19:02

Juillet 2008 : pic du cours du baril de pétrole coté à 146,69$ à Londres. Juillet 2009 : pic de pollution dans l’agglomération de Hong Kong principalement provoqué par les émissions automobiles de CO2. Entre tous ces pics, la gestion des nouveaux enjeux énergétiques est devenu un vrai phénomène de montagne russe.


Malgré des phénomènes structurels, la politique environnementale hésite et a du mal à embrayer.  L’augmentation drastique de la demande mondiale avec l’arrivée de l’Inde et de la Chine dans le club des gros consommateurs dimensionne de façon tout à fait novatrice notre rapport à la consommation d’énergie. La prise de conscience généralisée des questions durables après des campagnes de sensibilisation pertinentes et saisissantes (« Une vérité qui dérange » ou « Home ») joue aussi ce rôle. Plus chère et moins morale, l’énergie dépensée est perçue différemment aujourd’hui par la population. Malgré cela, la politique éprouve encore des difficultés à traduire cette tendance dans les textes de loi.


Prenons l’exemple de la consommation d’hydrocarbures. Pour la première fois en 2005, la République Française promulgue une loi définissant sa politique en matière d’énergie : lancement des démarches durables, renforcement de l’industrie énergétique, garantie de l’approvisionnement national et de l’accès à tous à des sources d’énergies abordables… J’en passe et des meilleures, mais il manque du grain à moudre sur la question pétrolière. Une alternative s’offre à notre pays, grand importateur car grand consommateur : ou il faudra réduire les consommations pour atténuer la dépendance aux exportations de la Russie et du monde arabe ainsi que leur impact environnemental, ou il faudra trouver une (des) énergie(s) de substitution. Quoi de possible en la matière ? La liquéfaction du gaz et du carbone pour faire rouler les véhicules à combustion ? Trop énergétivore et trop polluant à cause de l’émission de gaz à effets de serre. La mise au point de biocarburants ? Trop maigre efficience pour un tel impact sur la surface agricole dédiée aux cultures alimentaires. La solution de la réduction de la consommation semble donc bien plus facile à explorer que celle de la mise au point d’un nouveau mix énergétique. D’où, en 2007, un débat houleux sur une taxe carbone ou « contribution climat-énergie »…

 

On peine à trancher, mais plusieurs questions fondamentales se posent : à qui faire porter le chapeau de l’usage des combustibles fossiles, aux producteurs et/ou aux consommateurs ? À quel prix placer la dîme du XXIème siècle ? Que faire des recettes d’une telle taxe : investir dans les énergies plus efficientes, dans les systèmes de réduction des consommations d’énergie, mettre au point une déduction fiscale pour les investissements verts ou la redistribuer aux ménages pour s’équiper en biens durables… ? Comment articuler ce système avec celui des quotas européens d’émission de CO2 (ETS) ?

 

Certaines questions ont déjà obtenues une réponse.

Pour le prix, la commission Rocard propose 32€ par tonne de CO2 rejeté. Ce prix a été déterminé selon deux critères. Il s’agit du seuil rédhibitoire qui permettra de réduire de 20% des émissions de gaz à effets de serre d’ici 2010 en prenant en compte les variations de consommation d’hydrocarbures liées à l’évolution du cours du baril. Il intègre par ailleurs l’obligation de ne pas rendre une telle taxe anticompétitive pour les entreprises du secteur de l’énergie.

Pour l’assiette de cet impôt, les politiques européennes se succèdent, mais ne se ressemblent pas. La Suède, présidente de l’UE qui a fait du développement durable et de la politique énergétique son cheval de bataille, s’en est faite le chantre. La Finlande, grande initiatrice de ce système, l’Allemagne, le Royaume Uni, la Suisse, le Danemark sont tous des adeptes de la taxe carbone… Toutefois les termes de l’imposition varient de l’un à l’autre et avec cela, les effets d’incitation fiscale ou de taxation pure évoluent. Chez les uns, l’industrie productrice est fortement taxée mais dispose d’un système de réduction de la taxe quand elle atteint des objectifs de réduction des émissions de CO2. Pour d’autres, ce seront les distributeurs qui reverseront une maigre contribution pour alimenter le financement d’un Fonds vert en charge du développement des transports économes en énergie. Pour les autres, ménages et entreprises sont tous taxés mais à des niveaux différenciés. Pour certains, la taxe ne sert par les investissements, au contraire, mais finance une caisse maladie pour les particuliers et les entreprises. Bref, l’originalité de la mesure n’a d’égal que la diversité des applications possibles, et la France devra choisir le modèle le plus approprié à sa structure de consommation et de production pour que l’architecture d’imposition soit équitable et efficiente. Autrement dit, il faudra éviter d’accorder des privilèges à tels ou tels lobbies industriels qui finiraient par faire passer l’addition sur le compte du consommateur lambda. L’absence d’organisation de consommateurs audibles sur le sujet ne doit pas laisser le champ libre aux industriels pour charger la barque du contribuable moyen qui n’est, au passage, pas le principal responsable des émissions de CO2.

 

En ce qui concerne l’articulation de la contribution climat énergie avec le système européen des ETS, le débat reste ouvert. Toutefois, les tenants et les aboutissants des deux modes de régulation n’ont pas été réellement comparés et encore moins rapprochés. A priori, il paraît absurde d’avoir à la fois une taxe carbone et un système de quota d’émission de gaz à effets de serre. En effet, ce dernier revient à poser une restriction quantitative de l’utilisation de combustible polluant ; cela revient à dire « Je vous accorde l’autorisation de polluer pour X tonnes de CO2 soit une quantité consommée X’ d’électricité produite par centrale carbone ou une quantité consommée X’’ d’électricité produite par centrale nucléaire. Vous pouvez toutefois racheter une telle autorisation à quelqu’un qui ne l’utilise pas. » Mais en dessous de la quantité X, l’utilisation des combustibles polluants est autorisée. A contrario, un système de taxe carbone va imposer toute quantité de consommation ou de production des tels combustibles : à chaque niveau de production / consommation correspond un niveau d’imposition. On constate bien ici la différence fondamentale qui oppose les deux systèmes : l’un est permissif jusqu’à un certain niveau, l’autre est coercitif à tous niveaux. Pourtant, la France, qui dispose déjà du système européen ETS, s’implique dans la mise au point d’une taxe carbone. Comment les concilier avec pertinence ?

 

La contribution climat énergie est progressive, mais elle peut nuire à la compétitivité du secteur énergétique français à partir d’un niveau de production / consommation trop élevé. Pourtant elle permet de réguler avec intelligence les petits niveaux de production ou de consommation. A contrario, le système ETS des quotas n’a aucune espèce d’intérêt pour une faible consommation ou production alors qu’il régule très bien les grosses quantités de combustibles polluants produits ou consommés. Dès lors, un système hybride dans lequel la taxe carbone précèderait les quotas jusqu’à un certain niveau de production / consommation cumulerait les avantages et éliminerait les inconvénients.

 

En un mot, l’idée d’une contribution climat-énergie est à garder car elle concrétise une bonne fois pour toutes les préoccupations environnementales de la République Française, mais l’importation de ce concept finlandais ne doit pas se faire sans une acclimatation aux milieux politique et industriel gaulois.

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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 18:27

En première page d’un certain nombre de quotidiens nationaux ces derniers jours, le Fonds Monétaire Internationale (FMI) recommence à faire parler de lui. Est-ce parce que le Coq français est fier de pouvoir crier à qui veut l’entendre que le directeur général de l’institution porte une cocarde aussi grosse que ses casseroles, ou alors est-ce parce qu’une politique généreuse est entrain de révolutionner la tradition de la maison ? La question reste ouverte, mais une chose est sûre : il faut s’interroger sur les tenants et les aboutissants de cet accès facilité au prêt pour les Etats les plus pauvres.

 

Le FMI a longtemps été rangé au chapitre des institutions mondiales qui servent de relais à (feu ?) la politique néolibérale américaine. Il appartenait à ces instruments de globalisés permettant d’exporter les principes démocratiques et l’économie de marché portée à son paroxysme dans les valises des prêteurs de Fonds. La situation de détresse économique d’un pays (proche de la banqueroute, déstabilisation monétaire, reflux financiers des investissements directs à l’étranger…) a régulièrement été exploitée par le FMI pour imposer le fameux « Consensus de Washington ».

 

Cette collusion d’intérêts convergents entre la Maison Blanche, la Banque Mondiale et le FMI a été dénoncée par Joseph Stieglitz, prix Nobel d’économie et ancien économiste en chef de la banque mondiale, au cours de plusieurs de ses derniers essais.

 

Et pour cause, cette institution fonctionne comme une banque toute à fait ordinaire : elle collecte des fonds qui vont répartir de façon proportionnelle, les rôles au Conseil d’administration. Conseil où les américains ont toujours eu un vote majoritaire, donc une forme de droit de veto, car ils sont les principaux contributeurs en devise internationale. Cela dit, l’époque où les dirigeants du Trésor Fédéral n’hésitait pas à faire tourner la planche à billets pour cracher du dollar et a fortiori garder la main mise sur le fonds semble un peu moins féroce à l’heure actuelle. Mais la question de l’attitude diplomatique et politique qui accompagne l’octroi de prêt à des pays en proie à la pauvreté reste ouverte : l’argent, autrement connu sous le nom de nerf de la guerre, s’est-il définitivement transformé en massue géopolitique martelant l’économie libérale à ceux qui n’en ont pas besoin ?

 

Cela va être difficile en France où les socialistes mirent DSK comme un messie pouvant guérir les plaies putrides du parti socialiste, mais il faudra surveiller avec attention les conditions diplomatiques dans lesquelles sont contractés ces prêts. Servent-ils réellement à lisser le reflux économique causé par la crise avec la chute grave du cours des matières premières, principales sources de revenu de ces pays, et par le coup d’arrêt porté aux investissements industriels sur leurs territoires ? Ou servent-ils toujours, derrière des conditions financières plus alléchantes (moins d’intérêt, déblocage plus rapide des fonds) de piqûre de rappel aux fondamentaux d’Adam Smith ? En temps de crise financière, ça serait gonflé. Mais… à suivre, certains n’ont jamais eu froid aux yeux, même à l’heure du blizzard boursier.

 


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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 01:20

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?

A
vec Eric Woerth, l’adage n’est manifestement pas aussi vrai qu’on peut le penser. Silencieux pendant quelques mois sur l’évolution des finances publiques à travers la crise, le ministre du budget réapparait dans les médias avec des airs de triste sire. Et pour cause : un déficit public évalué à 7,5% du PIB pour 2009 ! Autrement dit, le double de l’année précédente.

 On lui accordera que la crise a impliqué l’Etat dans une politique keynésienne pour éviter une catastrophe en matière de croissance économique : le plan de relance mis au point et la perte de recettes liée à une m
auvaise conjoncture expliquent principalement ce doublement du déficit public. Mais cela signifie qu’à ce rythme, l’Etat fera courir sur chaque français et française une dette deux fois plus importantes qu’aujourd’hui d’ici 9 ans.


Que faire donc ? Augmenter les impôts ? Hors de question d’accabler encore les entreprises et les salariés français du fardeau des finances publiques. La seule chose que l’Etat peut faire : investir sur
le long terme pour sortir par le haut de cette crise économique en favorisant une relance entrepreneuriale et pas étatique. L’aide aux PME est, à cet égard, un point crucial qui déterminera si la relance française aura su surmonter les difficultés de la crise. Facilités de trésorerie, aide à l’emprunt, soutien aux exportations, développement des réseaux universitaires pour inciter l’innovation… autant de mesures qui s’inscrivent au cœur de la relance.


 La présence de l’Etat est donc nécessaire mais ne sera pas suffisante et se place sous plusieurs conditions d’agilité, de pertinence et de rigueur. Ce sont les seuls justificatifs que pourraient invoquer Eric Woerth pour justifier un tel sacrifice financier pour les générations futures.

TF

 

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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 20:23

Fâché avec la supranationalité, le Royaume Uni fait des élections européennes un scrutin national – Interview de Mark Bailey, étudiant à Oxford et membre du Labour

 

« En théorie, les élections européennes font une campagne européenne. Mais la Grande Bretagne a massivement délocalisé l’enjeu pour le replacer au niveau national. En Juin, les britanniques porteront leur jugement sur les scandales de dépenses publiques qui ont eu lieu ces dernières semaines.

Ces scandales ont dégouté les anglais de la politique du gouvernement et ont creusé l’impopularité du parti travailliste au profit de partis émergeants comme les Verts, les Indépendants (UKIP – http://www.ukip.org/) et le Parti National Britannique (BNP – http://bnp.org.uk/).

Mais d’aucunes façons, cette campagne ne donne lieu à un débat sur des thèmes européens ce qui est une honte !

 

Je souhaiterais ajouter que même si 70% des lois proviennent de l’Europe, elles ne viennent pas toute du Parlement européen qui a malheureusement trop peu de pouvoir. Ce déficit démocratique se fait en faveur de la commission et c’est peut être pour cela que ces élections n’intéressent que trop peu les électeurs de l’UE. »

*

* *

The EU's credibility and legitimacy look set to suffer next month when its sole exercise in direct democracy is expected to see voters spurn the ballot boxes in record numbers or vote increasingly for extremists, mavericks and populists.” – European election: Brussels braces for big protest vote, The Guardian.

 

“The other day I heard a pro-European British politician say the most extraordinary thing. His party, he confided, proposes to make its European election campaign about Europe. Hollow laughter shimmied round the table. A European election actually being about Europe? How original. How ridiculous.” Timothy Garton Ash in The Guardian.

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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 23:09

Rachida Dati prépare une sortie en beauté sur la place Vendôme. Il ne s’agit pas de montrer une nouvelle robe Channel, non ! Il est simplement question, pour la Garde des Sceaux, de partir la tête haute avec un bilan tout à fait Sarkozien à son actif. J’aurais plutôt tendance à dire à son passif : le nombre de têtes tombées pour la direction de son cabinet n’a rien d’aussi vertigineux que les conséquences de son mandat ministériel sur la Justice Française.

 


Les peines planchers ne seront pas son meilleur cheval de bataille pour les élections européennes : comment un futur député européen peut-il à la fois prétendre faire valoir les principes à la base d’une Europe protectrice des libertés fondamentales et faire passer des lois qui ne respectent pas la notion d’individualisation des peines ? Ne pas descendre en dessous d’un « seuil de peine(s) » c’est nier le principe d’équité par lequel le magistrat républicain rend un jugement particulier pour une affaire particulière. La justice française a toujours refusé une sorte de « service minimum des condamnations » !

 


De la même manière, la rétention de sûreté bafoue le principe granitique, je dirais fondateur de la république telle qu’elle était, d’une présomption d’innocence. L’industrialisation de l’appareil judiciaire ne se fera pas au profit des justiciables ! Lutter contre la récidive en retenant des criminels qui pourraient à nouveau enfreindre le code pénal c'est mettre au point une justice arbitraire qui décréterait qui peut être ou ne pas être un habitué des tribunaux. Il ne faut pas confondre la politique de comptoir et la politique des assisses.

 


Pourvu que les franciliens se rappellent des difficultés de cette icône à se défaire de la peapolitique pour faire face à la réalité d’un ministère… ou pire, d’un parlement européen.

Par Jeunes Démocrates de Moselle - Publié dans : Politique intérieure - Communauté : Jeunes Démocrates/MoDem
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /2008 17:27

C’est le taux du projet de prêt « écolo » lancé par JL Borloo. Arrêtons-nous sur cette décision, même si elle n’est pas validée. Elle consiste à subventionner des travaux d’amélioration  de l’efficacité énergétique d’un logement. Comme les autres décisions de ce type là, elle risque principalement d’être un peu détournée. En particulier, elle peut alimenter une inflation dans ce domaine d’activité, et être consacrée à des travaux peu efficaces énergétiquement. Sa mise en place devra éviter ces écueils.

Enfin, elle serait un trou pour les finances publiques. On entend des chiffres impressionnants. Faisons un calcul simple. Un prêt de rénovation, c’est 5-6% l’an d’intérêts. Sur 10 ans, cela fait environ 30% des dépenses totales. Dépenses qui seront déclarées (…). Entre la TVA et les charges sociales, environ 40-45% de la dépense ira dans les caisses de l’Etat dans l’année ou l’année suivante. Bref, ce n’est pas le pire des calculs.

Dans un contexte de chute des ventes de logement neuf, cette mesure peut relancer l’économie de ce secteur, ne boudons pas notre plaisir…

Par Antoine Merveille - Publié dans : Politique intérieure
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /2008 23:00


Inflation, consommation, chômage, immobilier... : le 14 Juillet du chef de l'Etat n'a pas été placé sous les mêmes auspices que le premier du quinquennat, il s'en faut. Plutôt bien orientés, il y a un an, tous les indicateurs de l'économie se sont dégradés depuis, sous l'effet du ralentissement économique mondial et d'une poussée inflationniste sur les matières premières.

Crise financière, ralentissement mondial, poussée inflationniste. Le scénario pouvait difficilement être pire pour l'équipe gouvernementale nommée en mai 2007. Malgré une résistance certaine jusqu'au premier trimestre 2008, l'activité a nettement ralenti en France depuis un an. Les ménages ont d'abord payé la facture, sous la forme d'un coup de frein sur le pouvoir d'achat. Mais les derniers indicateurs le prouvent : les entreprises semblent caler à leur tour.

· Une inflation multipliée par deux

Cantonnée à une moyenne de 1,5 % en 2007, l'inflation s'est élevée à 3,3 % (en rythme annuel) en juin dernier, et devrait atteindre 3,2 % en moyenne sur l'ensemble de l'année, selon les dernières prévisions de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui anticipe même un pic à 3,6 % ce mois-ci.

· Le pétrole a doublé en un an

L'accélération actuelle des prix est d'autant plus difficile à juguler qu'elle est largement importée, via la hausse des cours des matières premières agricoles et du pétrole. En un an, le baril a pratiquement doublé, passant d'un peu plus de 70 dollars à plus de 140 dollars. Un chiffre extrêmement loin de l'hypothèse de 75 dollars retenue dans la loi de Finances 2008.

· Le pouvoir d'achat en stagnation

La nette hausse des prix depuis le début de l'année n'a pas été accompagnée d'une hausse équivalente des salaires, rognant ainsi le pouvoir d'achat des ménages. Après avoir connu l'an dernier une progression de 2,4 %, le pouvoir d'achat par unité de consommation, qui prend en compte les évolutions démographiques, devrait stagner en 2008, selon l'Insee.

· La consommation a calé

Conséquence directe d'un pouvoir d'achat en berne, la consommation des ménages n'a augmenté que d'un petit 0,1 % au premier trimestre. La progression devrait ainsi être ramenée de 2,5 % en 2007 à 1,3 % cette année. La consommation alimentaire devrait même baisser, sous l'effet de la hausse des prix. La dégradation en cours du marché de l'emploi devrait également peser sur les revenus du travail, celle du marché immobilier sur les revenus de la propriété.

· Le chômage a cessé de baisser

L'emploi a été extrêmement dynamique en 2007, avec 384.000 créations - le meilleur cru depuis l'an 2000 -, contribuant à faire baisser le chômage, qui a reflué au premier trimestre 2008 à 7,2 % de la population active, son plus bas niveau depuis le début des années 1980. Mais, depuis janvier, le nombre de demandeurs d'emploi tend à faire le Yo-Yo, signe que la baisse du chômage s'est enrayée au deuxième trimestre. Indicateur avancée de l'évolution du marché du travail, l'emploi intérimaire baisse d'ailleurs depuis le mois de mars.

· La confiance des ménages s'est effondrée

Comme de coutume, la confiance des ménages a connu une hausse conséquente pendant la campagne présidentielle et son inflation de promesses, avant de se retourner. Mais la baisse a atteint une ampleur inattendue : l'indice Insee a perdu 36 points entre juin 2007 et mai 2008, battant tous les records de faiblesse depuis sa création en 1987.

· Le marché immobilier se retourne

Sans parler encore de crise, les signes d'un retournement du marché immobilier se font de plus en plus nombreux. Les volumes de ventes et les prix sont orientés à la baisse dans la plupart des régions, tandis que le stock de logements neufs a dépassé son pic de 1992, avec un délai d'écoulement qui atteint presque un an. De mars 2007 à mars 2008, la production bancaire de crédits à l'habitat a également reculé de 7,8 %, tandis qu'entre juin 2007 et mai 2008, le nombre de permis de construire est en baisse de 10,7 % et les mises en chantier de 2,6 %.

· La croissance a nettement ralenti

Après une croissance de 2,1 % l'an dernier, la hausse du PIB est en phase de ralentissement. Bercy, qui a construit le budget 2008 sur l'hypothèse d'une croissance comprise entre 2 % et 2,5 %, a déjà abaissé cette fourchette en avril, entre 1,7 % et 2 %, afin de prendre en compte la dégradation de la conjoncture internationale. L'Insee prévoit pour sa part une croissance de 1,6 % cette année, et ce malgré un bon premier trimestre (+ 0,5 %). Pour l'institut, la croissance devrait même être nulle sur le trimestre en cours.

· L'euro a poursuivi son envolée

L'euro, qui flirte désormais avec les 1,60 dollar, s'est apprécié d'environ 15 % depuis un an, renchérissant d'autant les exportations françaises hors zone euro et rendant dans le même temps les importations meilleur marché. Le budget 2008 a été élaboré avec un euro à 1,35 dollar.

· Les exportations ont fait de la résistance

Après une bonne surprise du côté du commerce extérieur, qui a contribué pour 0,3 point à la croissance au dernier trimestre 2007 et au premier trimestre 2008, le solde commercial se dégrade à nouveau très rapidement, battant record sur record depuis le mois de mars. La dynamique des exportations, notamment, s'est enrayée. Au total, le commerce extérieur devrait cependant avoir un effet positif sur la croissance, contrairement aux deux années passées.

· Le moral des industriels suit à distance

Tout comme l'investissement et la production, le moral des industriels a fait de la résistance en début d'année, avant de se replier en mai. Il reste pourtant au-dessus de la moyenne de long terme.

· La production industrielle, dernier rempart à la crise

Bien corrélée avec le moral des industriels, la production manufacturière a bien résisté en début d'année, prenant le relais de la consommation pour soutenir la croissance. Après un premier coup de semonce en mars, elle a finalement chuté de 2,5 % en mai, retombant au même niveau qu'un an auparavant. L'investissement devrait suivre la même pente : l'Insee le prévoit en augmentation de 4,4 % cette année, après + 7,3 % en 2007.

Les Echos

Malgré la présence très contestable de certains dirigeants à la tribune officielle, la France a  brillé en ce 14 juillet 2008 grâce.... à son armée ! Pour ceux qui n'étaient pas à Paris ou devant leur télévision, voici certainement l'un des plus beaux moments du défilé sur les Champs-Elysées :

 

 

 

Par Jeunes Démocrates de Moselle - Publié dans : Politique intérieure
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